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Festival de Cannes
Huit ans après avoir ressuscité la saga Mad Max à Cannes avec Fury Road, George Miller était de retour sur la Croisette ce mardi pour présenter hors-compétiton Furiosa, un préquel consacré au personnage de guerrière du désert bad ass interprétée par Charlize Theron dans l’épisode précédent. Pour l’incarner, le cinéaste australien a fait appel à Anya Taylor-Joy, l’actrice britannique qui a le vent en poupe depuis le succès de la série Le Jeu de la Reine. Face à elle, Chris Hemsworth a troqué le costume de Thor pour celui de Dementus, un chef de meute mégalo à qui elle réserve une terrible vengeance.
Antagonistes absolus à l’écran, les deux comédiens ont affiché une belle complicité ce mercredi, aussi bien en promo comme vous pouvez le constater dans la vidéo ci-dessous que sur le tapis rouge qu’ils ont foulé entre les averses qui se sont abattues toute la journée sur la Côte d’Azur. Le géant australien était accompagné de son épouse, l’actrice espagnole Elsa Pataky qui interprète deux rôles à l’écran dans ce film d’action rugissant qu’on pourra découvrir dans toute la France dès le 22 mai.
Après son discours aux César, c'est à Cannes que Judith Godrèche a choisi de poursuivre son combat en présentant Moi Aussi, court-métrage sur les violences sexuelles tourné avec un millier de victimes qui lui ont apporté leurs témoignages. "Ce n’est pas un film sur le cinéma", a-t-elle expliqué à TF1-LCI. "D'ailleurs, la plupart des femmes qui apparaissent ne sont pas actrices. C'est un film qui raconte une histoire de société."
En début de soirée, la réalisatrice a monté les marches en compagnie de son équipe dont sa fille Tess Barthélémy et son fils Noé Boon. Ensemble, ils ont mis les mains sur leur bouche, reproduisant le geste de libération de la parole des victimes dans le film. Judith Godrèche a ensuite rejoint le Cinéma de la Plage pour une projection publique où elle a été très applaudie par les spectateurs et spectatrices de la Croisette.
Le premier film de la compétition est un premier film tout court. Réalisé par Agathe Riedinger, Diamant Brut met en scène Liane, une gamine de Fréjus qui vit avec sa mère au chômage et sa petite sœur et cherche à sortir de la misère grâce à son corps qu’elle exhibe à ses followers sur Instagram. Lorsque la directrice de casting d’une émission de téléréalité lui donne rendez-vous, elle s’imagine déjà en Kim K. française. Mais tout ne va pas aller de soi…
Chronique d’une génération addict – abandonnée ? - aux réseaux sociaux, Diamant Brut est habité par la performance de Malou Khebizi, une comédienne débutante qui insuffle une urgence de tous les instants à un personnage qui frise la caricature au premier abord. Et qui finira par nous révéler ses fêlures au fil d’un récit d’émancipation qui a tout pour plaire à la présidente du jury Greta Gerwig.
Changement d’époque et d’atmosphère avec le troisième film du jeune réalisateur suédois Magnus Van Horn, pour la première fois en compétition. Inspiré d’un terrible fait divers, il nous embarque à Copenhague, au soir de la Première Guerre mondiale où Karolina, une jeune ouvrière sans nouvelle de son mari, tombe dans les bras du patron de l'usine où elle travaille. Lorsqu’elle tombe enceinte, le bougre refuse de l’épouser et la met à la porte. Et ce n’est pas le retour du mari en gueule cassée qui va lui remonter le moral. Alors qu’elle tente de mettre un terme à sa grossesse, elle fait la rencontre de Dagmar, une femme qui dirige une agence d’adoption clandestine…
À entendre certains confrères à la sortie de la projection de presse mardi soir, La jeune femme à l’aiguille serait une purge cynique qui se délecte des malheurs de son héroïne. Dans un noir et blanc crépusculaire de toute beauté, nous y avons surtout vu un conte macabre sur le droit des femmes à disposer librement de leur corps. Il est porté par l’interprétation tout en nuances de la comédienne Victoria Carmen Sonne, candidate potentielle à un prix d’interprétation même si la quinzaine ne fait que commencer.
Stupeur à la lecture de The Guardian. Dans un article consacré à la fabrication du très attendu Megalopolis ce jeudi à Cannes, des membres de l’équipe de Francis Ford Coppola accusent le cinéaste de comportement inapproprié lors du tournage. "Il a attiré des femmes vers lui pour les asseoir sur ses genoux", affirme l’un d’entre eux. "Et durant une scène de bacchanale dans un night club, il est venu sur le plateau et a tenté d’embrasser des figurantes qui étaient topless", prétextant vouloir "les mettre dans l’ambiance."
Producteur de longue date de l’aute...
[Courte citation de 8% de l'article original]